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Guerre israélo américaine
 

puceEdito

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Non à une intervention militaire contre l'Irak 
Non à une guerre globale et infinie 

Paix et justice, pas la vengeance

Les intérêts d'une nouvelle guerre en Irak  

Lentement mais sûrement les Etats-Unis ébauchent le scénario d`une seconde Guerre du Golfe. Cela a commencé en janvier dernier par le classement de l`Irak au côté de l`Iran et de la Corée du Nord au rang des pays qui soutiendraient le terrorisme. Un «axe du mal» contre lequel le président George W. Bush a requis une guerre totale avec l`appui d`un budget militaire en hausse de 48 milliards de dollars. En juin le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld affirmait aux troupes US stationnées à Doha au Koweit que «la guerre mondiale contre le terrorisme a commencé en Afghanistan mais [qu`elle] ne s`arrêtera pas là-bas».
Peu après le Washington Post indiquait que la CIA avait été mandatée pour effectuer le repérage nécessaire à l`attaque tandis que le New York Times révélait l`existence d`un plan d`invasion de l`Irak impliquant des moyens massifs et quelque 250 000 soldats. Mi-juillet un quotidien libanais avançait que les USA avaient conclu des négociations avec le Qatar la Jordanie le Koweit et la Turquie dans le but d`utiliser leurs territoires et leurs espaces aériens. Au même moment des officiers irakiens en exil largement financés par Washington se réunissaient à Londres pour créer un conseil militaire en vue de renverser Saddam Hussein…
Tout semble donc en place pour une attaque d`envergure même si devant l`inquiétude croissante de la communauté internationale le président Bush a affirmé qu`il n`agira pas à la hâte.
Ce qui est certain en revanche c`est que depuis douze ans les Etats-Unis se sont affranchis d`une triple contrainte.
La première est celle de recevoir au moins formellement un mandat international. Le secrétaire adjoint à la défense Paul Wolfowitz l`a affirmé en février à Munich de façon on ne peut plus crue: «Nous avons été attaqués nous n`avons besoin d`aucune résolution des Nations Unies pour cette affaire d`autodéfense.» Depuis le 11 septembre 2001 les Etats-Unis revendiquent donc le droit de guerroyer partout sur la planète sans avoir de comptes à rendre à personne.
La seconde contrainte abolie découle de la première c`est la formation d`une coalition. Les Etats-Unis se passent aujourd`hui d`alliés sur le plan opérationnel du moins. Tout au plus acceptent-ils sur un strapontin ceux qui comme la Grande-Bretagne insistent pour «en être».
Enfin pour agir militairement les USA font l`économie de tout prétexte crédible. En l`espèce «l`axe du mal» combattu n`en est pas un. Aucune dynamique commune n`unit les pays pris pour cible. Aucun pas même l`Irak n`a de lien avéré avec le réseau terroriste Al-QaÏda. Contrairement à l`Arabie saoudite par exemple pays d`Oussama Ben Laden et de la majorité des pirates de l`air. Quant au reproche fait à l`Irak d`avoir reconstitué un arsenal d`armes de destruction massive il ne fait pas illusion longtemps. Rejetant tout effort diplomatique dans le but d`obtenir le retour des inspecteurs de l`ONU en Irak les USA n`ont pas caché leur but: obtenir le renversement de Saddam Hussein. En cela également les Etats-Unis établissement leur propre justice puisqu`aucune résolution onusienne n`exige un changement de régime en Irak ni ne permet d`ailleurs d`envahir le pays. Enfin remarquons encore que l`expulsion vers la fin de 1998 des inspecteurs de l`ONU hors d`Irak avait peut-être d`autres visées que de permettre un réarmement. Au début du mois l`ancien chef de la commission d`inspection onusienne Rolf Ekéus a reconnu avoir couvert les opérations d`espionnage des agents étasuniens. Le pouvoir irakien est certes criminel mais il ne menace aujourd`hui ni l`équilibre de la région ni a fortiori la paix mondiale. Pas plus qu`en 1991 la guerre ne pourra établir la démocratie.
La question se pose donc de la motivation réelle de Washington à se lancer dans une nouvelle aventure guerrière dans le Golfe. Diversion à usage interne pour faire oublier les scandales économiques et leurs conséquences? Satisfaction du lobby militaro-industriel? Réaffirmation de la puissance étasunienne dans la région alors que l`Arabie saoudite marque ses distances?
Quoi qu`il en soit si un «Etat voyou» est celui qui dispose d`armes de destruction massive et menace la paix mondiale par son impérialisme guerrier alors il est une grande puissance qui répond parfaitement à cette définition.

    

 

 

 

 

 

 

 

Défense de la démocratie???????

Depuis le début de la crise Saddam HUSSEIN nous est présenté comme le diable en personne, par contre les américains se présentent comme les grands défenseurs de la démocratie. Pourtant si c'était le cas et en reprenant les raisons invoquées pour attaquer l'Irak ils devraient attaquer le Koweit, la Corée du nord, l'Iran, le Pakistan, la Chine ou la Russie car ce sont des dictatures et possèdent aussi des armes de destruction massive autrement dangereuses que l'Irak.

Nous sommes en droit de se poser des questions : est ce que l'Afghanistan est, un an après cette fameuse guerre, devenue une démocratie ????

L'administration Américaine a une bien étrange façon de penser à la démocratie ! Dans le passé, les USA ont mis au pouvoir des dictatures sanguinaires tant qu'elles défendaient les intérêts Américains ! 

De plus l'évolution de la démocratie américaine est devenu depuis le 11 septembre inquiétante (déjà avant, l'élection de Mr Bush avait été particulièrement  folklorique !). La liberté de la presse est, elle aussi, sujette à questionnement avec l'exemple des manifestations du 15 février qui va dans ce sens : le new York times parle de 1 millions de gens alors que c'est 15 millions. Enfin, on assiste à une grande propagande de la part des médias (Fox news, CNN, ... ) pour faire accepter la guerre par le peuple américain !

C'est inquiétant pour "la démocratie Américaine" !!!!

Contrôle des ressources de la planète : le

pouvoir appartient à ceux qui possèdent les richesses !

Notre société est en train de dilapider les richesses et les pays développés, grands consommateurs de pétrole, ont besoin du moyen orient pour continuer à faire tourner leur économie. Il faut savoir qu'un américain consomme 10 fois plus de pétrole qu'un français et plus de 100 fois qu'un habitant du sud de la planète !!

Au mois de janvier le Wall street journal révélait son étonnante prise de position en publiant une lettre de huit pays européens prenant position au coté du Président BUSH. Cette attitude est surprenante de la part d'un journal économique ce serait donc que les marchés disent oui à la guerre. En effet depuis déjà un certain temps l'économie américaine est en perte de vitesse (chute importante de la bourse) et de nombreuses personnes espèrent qu'une guerre, qui permettrait aux USA l'accaparation des réserves du deuxième pays au niveau des ressources pétrolifères, relancerait l'économie. 

Combien de morts sommes nous prêt à accepter au nom de l'économie???

Il est vrai qu'avec des gendarmes du monde comme les USA  il vaut mieux vivre dans un pays qui ne possède aucune richesse !!!

Constitution de l'empire américain

 

    

 

 

 

 

      

            

 Les motivations américaines

Selon Charles Saint-Prot, spécialiste de l'Irak, les excuses invoquées par les Etats-Unis pour justifier leur probable attaque sur Bagdad, ne sont que des prétextes. Derrière cette décision, se cacherait plutôt la volonté américaine d'asseoir encore plus son hégémonisme et son impérialisme dans les pays arabes et les états producteurs de pétrole... Pour les Etats-Unis, la main mise sur le pétrole est essentielle dans la guerre économique qu'ils mènent contre le reste du monde pour être les maîtres du monde. Pour cela, ils doivent contrôler les ressources pétrolières et les routes du pétrole, donc les états producteurs. C'est l'objectif fondamental de l'hégémonisme américain »... 

Mais un autre facteur, peu connu, entre également en ligne de compte : l'opposition anti-américaine a pris des proportions considérables en Arabie Saoudite. À tel point que certains dirigeants américains demande qu'on range désormais ce pays parmi les ennemis des Etats-Unis (15 des 19 pirates de l'air du 11 septembre étaient saoudiens). Or, les USA dépendent totalement du pétrole de l'Arabie Saoudite. « Comme les Etats-Unis sentent que l'Arabie Saoudite leur échappe, explique Xavier Raufer, spécialiste en géopolitique et en terrorisme, ils tentent actuellement de repositionner leurs intérêts dans la région ». Ils ont donc besoin du pétrole irakien pour pouvoir être plus ferme avec les dirigeants saoudiens.

Le 11 septembre a permis  aux USA de justifier sa politique hégémonique aux yeux du monde en considérant que ceux qui ne sont pas d'accord avec eux sont soit des antiaméricains soit des terroristes !! 

Ben Laden est il toujours un agent de la CIA ? ...

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C'EST LE TOUR DU LIBAN

Guerre du Liban : Israël sème les graines de la haine
 
 

Le Président des Etats-Unis George Bush a souvent prétendu qu’Israël a un “droit” d’assurer sa propre défense.
Et Israël a souvent prétendu que l’Iran est un complice dans cette guerre contre lui. Ces deux prétentions, pour ceux d’entre nous qui vivent la “défense” israélienne au Liban, nous font nous demander où s’en est allée la boussole morale du monde et si la justice prévaudra un jour.

Comment définir la défense et quelles sont ses limites acceptables ? Le Hezbollah s’est emparé de deux soldats israéliens sur la frontière avec le Liban pour forcer à un échange avec des prisonniers libanais qu’Israël détient sans juste procès. L’un d’entre eux, Samir al- Qantar, est détenu depuis 27 ans. Les attaques du Hezbollah peuvent ne pas avoir été justifiées, mais l’expérience passée lui a enseigné qu’Israël ne tient aucun compte des résolutions des Nations Unies et des lois internationales, et ne connaît d’autre réponse que la force.

Pour cela, Israël réduit tout le Liban en bouillie. Ses F-16 fabriqués aux USA et ses largages massifs de bombes sur les fragiles cités, détruisent les maisons, les vies, un pays qui tentait de se rétablir sur ses fondements instables après une incivile guerre qui avait transformé un petit paradis en un petit enfer oublié.

Aucun Arabe n’est dupe de l’hypocrisie, car nous savons tous, en particulier ceux d’entre nous qui trinquons, que les mains étasuniennes sont pleinement celles qui fournissent bombes, munitions et machines de guerre aux Israéliens.

L’argument est invariable. La seule différence réside dans qui fait les accusations et quelles accusations “comptent” dans cette guerre asymétrique. Israël ne peut pas amener à son point de vue un peuple entier en le pulvérisant. L’Amérique a besoin aussi de comprendre que celui qui est attaqué finit par reprendre connaissance. Viendra un moment où l’humble va contre-attaquer.

Le soutien aveugle de l’Amérique à Israël même s’il bafoue effrontément le droit international, commettant des crimes de guerre sur un peuple innocent, est porteur de conséquences moins qu’agréables.

Les effets en cascade du ressentiment ne peuvent plus longtemps être contenus. L’Amérique et Israël déversent inconsidérément des accusations sur l’Iran, la Syrie, le Hamas et le Hezbollah dans une zone où la population a souffert les conséquences d’un monde endormi sur la roue de la justice.

Israël se sert du Liban comme d’un terrain d’essai pour ses armes et comme un lieu pour montrer sa force technologique au prix d’encore plus de vies arabes et d’humiliation. Cela ne promet rien d’autre qu’une tornade qui va toucher le globe et tous nous absorber.

Israël a bombardé le moindre pont du Sud Liban et au-delà. Il a bombardé les ponts dans et autour des quartiers chiites de Beyrouth. Il a bombardé les ports du haut en bas de la zone côtière, avec ses hélicoptères et ses avions, les mettant tous hors d’état de fonctionner et ébranlant par là-même la ville de Beyrouth

Il a détruit les principales artères à l’intérieur du Liban et pour le quitter. Le phare de Beyrouth a aussi été frappé. Son plus important silo à blé a été bombardé. Partout où il y avait des réservoirs de carburant importants, ils ont été, eux aussi, bombardés. Et chaque fois que l’un d’entre eux est touché, il explose invariablement à l’extrême - le carburant et le souffle provoquant un noir et dense panache de fumée brûlante qui engloutit de grandes bandes de terre. Qu’il y ait peu d’électricité publique ou juste assez d’eau pour échapper au brasier ne les empêchent pas de continuer à venir, rugissant pendant des heures d’affilée.

Israël a bombardé les principales pistes d’atterrissage du nouvel aéroport international de Beyrouth, qui venait d’être construit - à plusieurs occasions.

Il a presque entièrement effacé de la carte certains villages chiites. Il a visé des civils innocents qui fuyaient les villages que l’armée israélienne leur avait dit de fuir.

Plus de 200 personnes sont déjà mortes en l’espace de quelques jours et un nombre incalculable d’autres ont été blessées et sont mourantes dans des lits d’hôpitaux du sud du pays et des banlieues sud de Beyrouth.

Que veut faire Israël en estropiant ainsi le Liban, tout et chacun ?

Israël espère t-il réellement libérer ses soldats en faisant cela ? Si Israël avait semé les graines du ressentiment dans le passé avec son oppression des Palestiniens, ils les a non seulement arrosées mais a fertilisé les sols de la haine envers lui. C’est une situation peu enviable, en dépit de la “force” d’Israël. Les Arabes ne veulent plus servir de terrain de jeu au monde pour l’exercice de ses jeux d’asservissement sur notre sol.

Et quand tout ici sera perdu, qu’est-ce qui empêchera la colère d’atteindre les “disséminateurs” de la dévastation, ceux qui manipulent de manière insensée le monde, installés derrière d’imposants pupitres ?

L'ECONOMIE JUSTIFIE LA GUERRE

Guerre du Liban : Munitions anti-bunkers envoyées en secret en Israël par les USA

Un stock d’armes de précision est parti des Etats-Unis il y a une semaine, directement pour Israël qui les avait demandées immédiatement après le début de ses bombardements sur le sud du Liban. Le New York Times l’a révélé hier en citant des sources (anonymes) de la Maison Blanche. La décision de répondre à la requête israélienne, d’après ces sources, a été prise rapidement après une discussion assez brève entre les hommes de Bush. La discussion, paraît-il, a porté sur le fait que la remise de ces armes risquait de faire apparaître les Etats-Unis comme étant trop « rangés » aux côtés d’Israël ; et donc peu crédibles, par exemple, dans l’effort annoncé avant-hier (vendredi) par Condoleeza Rice de faire se rencontrer une série de pays pour donner à la région une « stabilité durable » au nom de laquelle on s’est même refusé de s’associer à la demande générale de cessez-le-feu. Mais ces observations, dont on ne sait pas de qui elles émanent, ont été écartées face à deux arguments « puissants » : « garantir la sécurité d’Israël » et asséner un coup décisif à l’organisation des Hezbollah.

Ces demandes et expéditions de la semaine dernière sont des bombes qui peuvent être guidées par satellites et lasers. Les sources du Times ont expliqué que ces armes font partie d’un contrat de millions de dollars signé l’an dernier, et qui comprend les terribles Gbu-28, engins de cinq mille livres, particulièrement efficaces contre les bunkers souterrains. Un plan de livraison précis n’est pas indiqué dans ce contrat, mais une de ses clauses prévoit qu’Israël peut obtenir les armes « selon nécessité ». En substance, donc, ceux qui dans la discussion se sont prononcés pour la « livraison rapide » ont pu assurer que la chose était parfaitement prévue par le contrat, mais certains fonctionnaires du Pentagone, eux aussi consultés par le Times, disent que cette demande de remise immédiate faite ici par Israël demeure cependant « insolite » et que la seule explication est que les militaires israéliens ont encore une longue liste de « cibles à atteindre » au Liban, et qu’ils entendent les atteindre. Et ceci met directement en cause les chances de « succès » du plan de Rice qui part aujourd’hui (dimanche 23) en mission, dont le point central devrait être la conférence à Rome avec les représentants de certains pays arabes et européens. La thèse de Rice est en fait que les pays arabes amis des Etats-Unis seraient désormais « mûrs » pour assumer une position plus décisive à l’égard du Hezbollah, et s’impliquer ainsi dans une action commune. Or, la nouvelle de ces armes livrées en toute hâte à Israël pourrait bouleverser ce plan déjà plutôt simpliste.

Au contraire même, et toujours selon Times, le projet d’origine était que Rice ferait escale dans plusieurs capitales du Moyen Orient et en particulier au Caire, et que la décision postérieure de changer de programme et de se replier sur la conférence de Rome pourrait avoir été causée justement par cette soudaine livraison des nouvelles armes à Israël, dont il est probable que le Caire et d’autres capitales arabes avaient eu connaissance avant le Times. La différence entre la conférence italienne et les visites particulières dans les capitales arabes, en fait, est que Rice ne discutera pas avec les sommets de ces pays, mais avec des envoyés qui ne décident pas ; circonstance qui pourrait allonger les temps nécessaires pour un cessez-le-feu. Mais comme Rice l’a elle-même expliqué avant-hier, les temps plus longs pour Condoleeza ne sont pas un danger mais un moyen d’arriver à une trêve « durable ».

La superbombe passe par l’Italie.

23 juillet 2006

La secrétaire d’état Rice arrive aujourd’hui (dimanche 23 juillet) en Israël. Pas pour demander l’arrêt de la guerre : « Ce que je ne fais pas, a-t-elle déclaré, c’est tenter d’obtenir un cessez-le -feu dont je sais qu’il ne durera pas ». Avant de venir à la « Conférence internationale sur la crise au Moyen-Orient » qui se déroulera mercredi à Rome, Rice autorise ainsi Israël non seulement à continuer mais à intensifier les bombardements sur le Liban. Pas seulement en paroles.

Le même numéro du New York Times (22 juillet à) qui rapporte ses déclarations, révèle aussi que l’administration Bush a envoyé la semaine dernière en Israël, à la demande de son gouvernement, une grosse cargaison de bombes à direction satellitaire et laser. Confirmé par des sources de l’administration qui veulent garder l’anonymat. Ceci indique -soulignent-ils- qu’ « Israël a encore une longue liste d’objectifs à atteindre au Liban ».

Dans une conférence de presse rapportée sur le Jerusalem Post (21 juillet), un pilote israélien a précisé que les bombardiers F-16 de la première escadre aérienne, à qui il faut moins de dix minutes pour atteindre Beyrouth, ont déchargé mercredi dernier 23 tonnes de bombes sur un faubourg où on pensait que des dirigeants du Hezbollah se tenaient cachés dans un bunker. A part les « dommages collatéraux » sur les habitants du quartier, le résultat a été nul.

Mais arrivent maintenant les nouvelles bombes made in Usa, appartenant à un « package » dont la vente à Israël a été autorisée par Washington l’année dernière. Parmi lesquelles la Gbu-28 : une maxi bombe à commande laser de 5.000 livres (environ 2,3 tonnes). Le document d’autorisation la décrit comme « une arme spéciale conçue pour pénétrer des centres de commandement situés dans des bunkers profonds fortifiés », en précisant que « l’aéronautique israélienne utilisera les Gbu-28 avec ses bombardiers F-15 » (fournis par les Usa, comme les F-16). Selon David Siegel, porte-parole de l’ambassade israélienne à Washington, « nous utilisons des munitions à commande de précision pour neutraliser les capacités militaires des Hezbollah et minimiser les dommages pour les civils ». Les Gbu-28 seraient donc des « bombes humanitaires ».

Dans le « package » fourni par les Usa, il y a « au moins 100 Gbu-28 ». Officiellement, elles sont vendues à Israël ; en réalité elles sont offertes : pour l’année fiscale 2007 (qui commence le 1er octobre 2006) l’administration Bush fournira une « aide » d’environ 2,5 milliards de dollars à Israël, dont 2 ,3 milliards sous forme d’ « aide militaire ».Avec cet argent Israël achète des bombes et autres armes aux industries de guerre étasuniennes. Le cycle est ainsi bouclé : les deux milliards de dollars d’aide militaire à Israël retournent aux Usa en augmentant les profits du complexe militaro-industriel. Et comme les chasseurs qui bombardent consomment beaucoup, le Pentagone a décidé le 15 juillet dernier de vendre à Israël du carburant pour jet (Jp-8) pour un montant de 210 milliards de dollars, dans le but de « maintenir la paix et la sécurité dans la région ».

D’où a été expédié le dernier colis de bombes destiné à Israël ? Personne ne le dit officiellement. On peut cependant rappeler un fait : la base logistique Us où sont déposées les bombes pour les forces aériennes et terrestres qui opèrent dans la zone méditerranéenne, nord africaine et moyen-orientale, c’est Camp Darby (très grosse base étasunienne à côté de Pise, ndt). De cette base, située entre le port de Livourne et l’aéroport de Pise, est partie une grosse part des bombes utilisées dans les deux guerres contre l’Irak, et dans celle contre la Yougoslavie. Puisque l’administration Bush a décidé la semaine dernière l’ « expédition rapide » de cette livraison de bombes, par bateaux ou avions cargos ou les deux à la fois, il est tout à fait logique qu’elles soient parties de Camp Darby. Un autre élément renforce cette hypothèse. D’après l’organisation étasunienne Global Security (dont les informations se sont jusqu’à présent révélées fondées), le 31ème escadron de munitions qui opère à Camp Darby « est responsable du plus important arsenal de munitions conventionnelles des Forces aériennes Usa déployé en Europe, consistant en 21.000 tonnes de bombes en Italie, et deux dépôts répertoriés en Israël ». Il existe donc une liaison organique entre les bases de Camp Darby et les deux dépôts dans lesquels sont « stockés » les bombes Usa pour l’aviation. Il est donc tout à fait probable que les bombes déjà lancées, et celles, plus puissantes encore, qui vont l’être sur le Liban, proviennent ou de toutes façons transitent par Camp Darby. Il faut rappeler ici que la Loi 94, du 17 mai 2005, qui institutionnalise la coopération entre les ministères de la défense et celui des forces armées italiens et israéliens, prévoit aussi « l’importation , l’exportation et le transit de matériels militaires ».

Voila des faits dont il faudra se souvenir mercredi prochain, quand Condoleeza Rice prendra la parole à Palazzo Madama (siège du gouvernement italien) pour expliquer la position de son gouvernement. « Le président Bush - rapporte le Washington Post (21 juillet), considère le conflit au Moyen-Orient comme un pas vers la paix ». Comme l’ont expliqué des hauts fonctionnaires de l’administration, le président est opposé à un cessez-le-feu immédiat parce qu’ « il existe une opportunité de chasser le Hezbollah et qu’il faut l’exploiter même s’il y aura d’autres conséquences graves à affronter ». Le président est « touché (addolorato, ndt) par la perte de toute vie, mais il est convaincu que le moment est arrivé de faire de la clarté ». Ce qui est déjà clair, par contre, c’est qu’Israël avait depuis longtemps planifié l’attaque en étroite coordination avec Washington et qu’il a volontairement créé le casus belli - l’enlèvement des deux soldats israéliens, survenu non pas en territoire israélien mais libanais, pour mettre le Liban à feu et à sang et préparer la guerre contre la Syrie et l’Iran.

La conférence de mercredi prochain à Rome, dont sera absente la partie adverse (le mouvement Hezbollah et la Syrie) , servira à prendre encore un peu de temps pour permettre à Israël de compléter son œuvre de destruction, pour envoyer ensuite une « force d’interposition »garder les cratères ouverts par les Gbu-28.

Une bombe conçue pour Bagdad

23 juillet 2006

La Guided Bomb Unit-28 (Gbu-28) est née en 1991, pendant la première guerre en Irak. Dans la première semaine après le début des bombardements, l’aéronautique étasunienne demanda aux industries de guerre de construire une bombe à commande laser capable de pénétrer sous terre pour détruire des bunkers de centres de commandement. C’est Lokheed qui a gagné, en réalisant la bombe en un temps record : le travail commencé le 1er février, livra ses premiers exemplaires le 16. Pour construire la bombe on utilisa un canon. Dans les premiers tests, la Gbu-28 pénétra, avant d’exploser, à plus de 30 mètres de profondeur et dans 6 mètres d’épaisseur de béton. Mais la guerre désormais se terminait : on lança quand même sur l’Irak deux exemplaires de ces bombes, depuis des avions F-111. Comme le montraient les images tournées depuis l’avion, la Gbu-28, après avoir pénétré avec précision dans un refuge sous terrain, explosa 6 secondes après l’impact. Après ce baptême du feu dans des conditions réelles de guerre, la Gbu28 a été modifiée et plusieurs fois testée pour en améliorer les prestations. La fiche technique indique qu’elle est longue de 4 mètres, avec un diamètre de 36 cm et pèse plus de 2 tonnes. La tête de l’ogive contient un explosif puissant (Tritonal). Le pilote de l’avion, un F-15 ou F-111, illumine la cible avec un désigneur laser et la bombe, une fois lancée à 10 Kms de distance environ, se dirige automatiquement vers le point illuminé. Comme l’emploi d’une arme dans les conditions réelles de guerre vaut plus, pour les constructeurs, que n’importe quel test, l’utilisation de la Gbu-28 par l’aéronautique israélienne au Liban sera extrêmement précieuse pour Lokheed.

Elle le sera aussi pour le Pentagone, qui développe actuellement un programme de réalisation de têtes nucléaires pénétrantes pour détruire, dans des attaques « préventives » les bunkers des centres de commandement afin de « décapiter » l’ennemi du premier coup.

 

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Pour finir, mon dernier article est destiné a ceux qui ne savent rien sur le problème israélo-arabe, et qui veulent avoir une opinion clair, nette et juste (politique et géographique) sur le sujet :
                             L'usurpation
 
Depuis le 12 juillet, le monde entier assiste à une attaque menée par l'armée israélienne sur l'ensemble du territoire libanais et sa population. Nombreux sont ceux et celles qui découvrent, pour la première fois et avec stupeur, la barbarie dont est capable Tsahal. Pour les autres qui s'en souviennent, les derniers événements rappellent avec frayeur l'invasion israélienne du Liban en 1982 et dont le retrait quasi complet ne s'est fait qu'en 2000 grâce à la persévérance de la résistance libanaise - qu'une partie de l'occident n'hésite pas à qualifier aujourd'hui de terroriste.

L'analyse manichéenne et réductrice dominante, voulant que cette guerre soit le produit d'une confrontation entre des Arabes musulmans « barbares », d'un côté, et des Juifs « libres et démocratiques », de l'autre, n'est pas en mesure d'expliquer ni de légitimer les atrocités dont témoigne la planète entière. Une remise en contexte historique s'impose donc pour comprendre, avec un peu plus de nuances, les causes occultées des violences qui ont lieu présentement au Liban et dans les territoires palestiniens occupés.

À la fin du 19e siècle, le mouvement sioniste qui prend ses sources en Europe de l'Est commence à promouvoir l'idée de créer un État juif. Avec l'aide de la Grande-Bretagne, il était question de l'établir en Afrique, dans l'actuel Ouganda. La Palestine était également envisagée, mais ce choix fut définitivement retenu après que les Anglais, qui occupaient la Palestine à l'époque, eurent promis aux sionistes d'y créer un foyer national juif (déclaration Balfour, 1917).

Rappelons qu'à la fin du 19e siècle, la population vivant en Palestine était composée de Palestiniens arabes de confession musulmane, chrétienne et juive. Les Juifs représentaient à peine 5% de cette population. Et c'est durant cette période que le mouvement sioniste initia une immigration massive de Juifs, principalement en provenance d'Europe. Acceptée au début par les Palestiniens, elle fut refusée lorsque qu'elle commença à déstabiliser la région et lorsque ses visées furent comprises. Cependant, l'immigration juive allait en s'accélérant et le fait que l'Angleterre ait décrété son illégalité, réalisant l'erreur qu'elle venait de commettre, ne la freina en rien.

Après la Seconde Guerre mondiale et la tragédie de l'Holocauste, les puissances de ce monde imposèrent un plan de partage de la Palestine en passant par un vote à l'ONU. Ce plan, datant de 1947, octroya officiellement une partie du territoire palestinien aux colons juifs d'origine européenne fraîchement arrivés sur cette terre. Il est important de mentionner que malgré leur immigration massive, cette population était toujours en minorité et ne représentait que 30% de la population vivant sur la terre palestinienne. Nonobstant ce fait, l'ONU leur accorda 56.5% de la Palestine mandataire, incluant la majorité des terres côtières et agricoles.

Le 4 avril 1948, alors que l'ONU est en train de discuter de la suspension du plan de partage, l'état juif en devenir lance une offensive déterminante contre les Palestiniens. Celle-ci permettra aux sionistes de conquérir la majorité de la Palestine mandataire, incluant les territoires réservés aux Palestiniens par le plan de partage de l'ONU. C'est également cette offensive qui créa la première et la plus grosse vague de réfugiés palestiniens qui se dispersèrent entre la Bande de Gaza, la Cisjordanie, le Liban, la Syrie et la Transjordanie. Ce n'est qu'après ces événements que les armées arabes décidèrent d'attaquer sans succès les armées juives le 15 mai 1948 pour venir en aide aux Palestiniens et essayer de reconquérir le territoire qu'ils venaient de perdre.

Cette politique coloniale agressive d'Israël se confirma à plusieurs reprise durant sa courte histoire et elle plongea la région dans une série de guerres et de résistances armées qui perdurent jusqu'aujourd'hui. En effet, l'histoire se répéta en 1967 lorsqu'Israël lança une offensive sur ses voisins arabes et conquit la totalité de la Palestine mandataire ainsi que des territoires appartenant à l'Égypte et à la Syrie. Encore en 1978 avec l'occupation du Liban Sud, puis en 1982 avec une invasion en bonne et due forme du Liban et un siège de Beyrouth Ouest qui dura 10 semaines, accompagné de bombardements massifs quotidiens qui anéantirent la ville et se soldèrent par la mort de 18 000 personnes, en très grande majorité des civils.

Malgré ce passé, les Palestiniens et les autres pays arabes ont exprimé leur ouverture à reconnaître l'État israélien et à entretenir des relations politiques normales avec lui, à la condition qu'un État palestinien soit créé dans les frontières de 1967. Cette position fut clairement réitérée en 2002, à Beyrouth à l'occasion du Sommet des pays arabes. Il n'est donc pas difficile de comprendre qu'il ne peut y avoir de paix dans la région tant et aussi longtemps qu'il n'y aura pas d'État palestinien viable et totalement indépendant. Il n'est pas non plus difficile de comprendre qu'un peuple, souffrant quotidiennement l'occupation et ses humiliations, veuille se battre par tous les moyens pour retrouver sa dignité humaine.

C'est à la lumière de cela qu'il faut saisir, aujourd'hui, les motifs qui poussent Israël à mener ces agressions contre le Liban et la bande de Gaza. D'ailleurs, la capture des deux soldats israéliens par le Hezbollah, sur le territoire libanais, à Aïta Al-Chaab très exactement, n'a été qu'un prétexte repris par Israël pour déployer une opération militaire depuis longtemps préparée. Il ne s'agit donc pas d'une réaction à chaud face à une opération de résistance menée par le Hezbollah et dont l'objectif est de négocier la libération de Libanais des geôles israéliennes. Bon nombre de ces prisonniers sont détenus depuis les années 70, alors qu'Israël menait sa première invasion du Liban. Rappelons aussi que cette stratégie du Hezbollah pour libérer les détenus n'est pas nouvelle et que le dernier échange de prisonniers libanais contre des militaires israéliens capturés remonte à 2004.

Contrairement à ce que prétendent les autorités israéliennes, l'objectif n'est pas de désarmer le Hezbollah et « libérer » le peuple libanais. Comment Israël peut-elle faire croire au monde qu'elle est une justicière ou le bras exécutif de l'ONU en prétendant faire appliquer la résolution 1559, alors qu'elle-même n'a jamais appliqué aucune des résolutions de l'ONU la concernant? Faut-il rappeler qu'Israël a interrompu, par sa guerre, les négociations en cours entre les composantes du gouvernement libanais et dont l'objectif principal était le désarmement de toutes les milices afin de rendre à l'armée libanaise l'entière souveraineté militaire sur son territoire? Avons-nous besoin de rappeler que les installations de l'armée libanaise ont été la cible de frappes visant à l'invalider? Avons-nous besoin de rappeler que la stratégie meurtrière de Tsahal a été de détruire toutes les infrastructures de transport (routes, ponts, ports, aéroports) pour ensuite envoyer des tracts aux populations les invitant à évacuer alors même que les frappes avaient déjà lieu dans les zones civiles? Avons-nous besoin de rappeler que Tsahal a refusé la trêve de trois jours demandée par le gouvernement libanais et l'ONU, pour faire évacuer les populations? Est-ce le comble du cynisme ou le simple visage du crime?

Nous ne pouvons manquer de faire le parallèle avec l'attaque menée contre la Bande de Gaza depuis la fin juin et qui coïncidait avec l'annonce d'un accord entre toutes les factions de la résistance palestinienne incluant le Hamas et le Fatah de Mahmoud Abbas. Cet accord, connu sous le nom du Document des prisonniers visait à faire reconnaître Israël par le Hamas et à sortir le gouvernement palestinien de son isolement. La condition, encore une fois, était la création d'un État palestinien viable dans les frontières de 1967. Une fois de plus l'argument de la menace arabe s'effritait, une fois de plus Israël devait faire éclater la guerre au lieu de saisir une occasion pour la paix.

Tout ceci nous mène à conclure que la menace réelle à la paix au Moyen-Orient est la politique militaire israélienne. La menace vient d'un État qui s'octroie le droit de parler et de mener des massacres au nom de tous les Juifs et les Juives, en instrumentalisant et en reprenant à son compte les souffrances historiques d'un peuple. Dans le sens de cette politique guerrière entretenue par une stratégie de la peur constante et de la censure (que les États-unis ont adoptée depuis le 11 septembre), il est dans l'intérêt du gouvernement israélien de recourir à des pratiques pour augmenter l'antisémitisme et nourrir la menace afin d'entretenir la mobilisation et l'unité nationale - sans parler de l'importance économique de son industrie militaire. Israël ne veut clairement pas d'un Liban arabe fort, prospère, démocratique et multiconfessionnel qui remettrait en cause sa légitimité. Le Liban serait, en effet, un contre-exemple flagrant aux accusations classiques qu'Israël, les États-unis et l'Occident en général s'adonnent à formuler à l'encontre des états et populations arabes pour légitimer leurs actions dans la région.

Nous refusons de croire que les enfants de la Shoah acceptent que de tels massacres soient perpétrés en leur nom, sans quoi nous devrions nous plier à l'évidence que l'expression « esclave esclavagiste » s'applique à qualifier la nature humaine et que, par conséquent, la paix ne peut être que les moments passagers entre deux périodes de guerre pour la domination. Aussi saluons-nous le courage de ces Juifs, Israéliens ou non, qui osent exprimer par tous les moyens, leur refus de cautionner les sauvageries de l'État israélien.

Par leur support avoué ou par leur mutisme, les pays occidentaux cautionnent la politique israélienne et prennent en otage la vraie démocratie et la vraie liberté. Grande sera la désillusion quand viendra le jour où les peuples d'Occident réaliseront que leurs valeurs les plus profondes, pour lesquelles ils se sont battus si longuement et si durement, sont instrumentalisées pour les duper dans une fausse campagne libératrice et civilisatrice, qui vise en réalité à perpétrer en leur nom des objectifs néo-coloniaux pour lesquels l'usage de crimes contre l'humanité sont des moyens standards.

 

LE NOVEAU MOYEN ORION DE CONDOLEEZA RICE

LE PETROL A LA BUSHIENNE

SUR LE FRONT DE LA GUERRE ECONOMIQUE

BUSH L'INTELLO
      
L'ECOLE BUSHIENNE